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Va vers Toi

Dernière mise à jour : 28 août 2020

Spiritualité, bien-être et développement personnel au cœur du féminin Sacré


Nous vivons dans une époque où les croyances sont éclatées. À l’image de l’humain d’aujourd’hui, morcelé, réduit par le modèle dominant en simple machine biologique se résumant à une multitude de réactions chimiques et en consommateur ayant pour tout horizon ses seuls désirs matériels dans un monde de plus en plus virtuel. Nous avons écarté la dimension spirituelle, transcendante de l’être et nous voilà donc en perte de filiation, en souffrance d’enracinement, en quête de liens signifiants et d’unité intérieure.

Face à ce manque de sens et de cohérence, chacune évalue la vérité selon ses besoins. Personnellement, j’ai entendu cet appel à reconstruire le Féminin à travers la diversité des traditions et des compréhensions.


Spiritualité, bien-être et développement personnel


Comme moi, beaucoup de femmes reprennent contact avec leur propre intériorité en passant par la porte du «développement personnel». Elles y sont attirées par les promesses de mieux-être qu’offrent la multitude d’ateliers disponibles sur le marché. Si elles en récoltent les fruits dans leur vie quotidienne, qu’elles peuvent faire face au stress, que leurs relations interpersonnelles sont plus saines, voilà déjà des signes concrets qui contribuent à leur bien-être.

Mais dans le champ du «développement personnel», on observe aussi une tendance de plus en plus présente qui allie les dimensions psychologiques de la personne à un « spirituel » refoulé qui explose et donne lieu à toutes sortes de propositions, à tout un éventail de pratiques et de croyances. C’est là le terreau d’une quête plus profonde, d’un pouvoir de vie et de transformation.

Comment poser quelques critères fiables de discernement entre une quête qui est porteuse de liberté intérieure et d’ouverture à l’autre, à la Source et une quête qui, au contraire, enfermerait et aliènerait la personne en la maintenant dans des attitudes infantilisantes de dépendance envers un groupe, un cercle ou un accompagnateur peu conscient?

Pour moi, la spiritualité, c’est un souffle qui suggère une ouverture à soi et aux autres. C’est un champ ouvert. D’un côté, il prend en compte nos difficultés, notre condition réelle. Il reconnait et intègre notre part d’ombre et notre collaboration à ces processus. De l’autre côté, il nous rend à notre dimension sacrée en nous réappropriant ces trésors de sens et de beauté que sont toutes les richesses spirituelles, symboliques et culturelles issues de nos traditions. Accepter d’aller vers soi-même en profondeur, dans toutes les dimensions de notre être me semble donc essentiel.

L’accompagnement spirituel se fonde sur l’écoute et l’orientation de la personne cette quête de sens et de transcendance.

Ainsi par exemple, la « gardienne » du cercle, t’accompagne, elle entend ton besoin de relation. Elle entend ta quête et elle renonce à son propre discours. Elle ne juge jamais. Elle est là pour que tu te redonnes confiance, avec ce souci infini de préserver ta dignité. Elle te donne d’aller vers toi. Elle te donne d’accéder à ta source intérieure, qui deviendra « source jaillissante » pour qu’à ton tour, tu ressentes l’appel à devenir source pour les autres. À étancher leur soif. Non pas d’abord par des mots, mais parce que tu auras fait ce chemin qui te mène à toi-même. Maurice Zundel le disait à peu près ainsi : ce chemin d’intériorité, ce chemin de vie qui te déparasite, te mène à un état de plus grande transparence, en faisant de toi, comme un miroir qu’on aurait nettoyé, une surface lisse qui reflétera à l’autre l’image de sa propre beauté.

Si ton chemin te coupe des autres, s’il engendre fermeture et repli, tu fais fausse route car c’est ensemble que nous construisons le chemin et c’est la qualité de nos liens qui témoigne de la spiritualité.

Cette attitude, cette ouverture m’anime profondément.



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